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" Xermaménil en ligne "
vous propose diverses informations
sur la vie du village et ses environs.

Ce blog étant destiné à devenir un lieu d’échange et de communication, n’hésitez pas à me faire parvenir vos informations et suggestions.
 
Au plaisir de vous retrouver sur ce blog !

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Vendredi 9 mai 2008
Il y a 90 ans, des soldats en cantonnement étaient reçus dans des familles. Voici un poème envoyé aux soeurs Georgette, Suzanne & Andrée M. de Xermaménil par un de ces soldats :
 
Ils partirent un soir - vous en souvenez vous ?
par une nuit d'hiver, sans étoile et sans lune.
Ils cachaient dans leur coeur des souvenirs bien doux
et suivant leurs canons, sans joie et sans rancune,
en silence ils marchaient - Mais dans le train glacé
qui les emportait tous vers le glorieux exil
ils parlèrent longtemps de ce bon temps passé
     Prés de vous à Xermaménil
 
Ils ont repris contact avec la boue gluante
et les obus trompeurs et toute la bataille
le canon autour d'eux, toute la journée chante,
et quand le soir est là, sur leur couche de paille
en rêvant au passé, ils virent voir apparaître
trois fines silhouettes, trois jolis profils
qui se penchent, rieurs, derrière la fenêtre
     La fenêtre de Xermaménil
 
Dans le trou du voisin, on s'en va quelquefois
pour étouffer l'ennui, parler de bien des choses
on parle des absents, des chansons,des grands bois
des champs, des près fleuris, des jardins plein de roses
mais souvent on en vient, et non pas sans plaisir,
comme de fil en aiguille et d'aiguille en fil
à évoquer longtemps le récent souvenir
    Des bons jeux de Xermaménil
 
Il arrive parfois que le Boche méchant
lance du gaz immonde - et c'est qu'alors ça barde
on ajuste son masque, et c'est un peu vexant
l'un dit "ça sent le chlore" et l'autre la "moutarde"
mais moi j'en connais un qui garde le silence
et qui songe tout seul au parfum si subtil
des... vous permettez ? (honni soit qui mal y pense) 
   Des baisers de Xermaménil
 
Et s'ils doivent un jour tomber au Champ d'Honneur
par une nuit obscure ou un soleil radieux
qu'importe aprés tout ! si l'on en sort vainqueur
mais ils sauront mourir comme autrefois les preux
aux lèvres le sourire et au coeur l'espérance
et là, prés de leur tombe ; à qui penseront-ils ?
A leur mère beaucoup, et beaucoup à la France
   Mais un peu à Xermaménil

 
daté du 27 01 1918 (mais pas signé)
 
publié dans : Histoire
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Lundi 15 janvier 2007

    " La Carte de France dite « Carte de Cassini » doit son nom à une lignée d’astronomes et de géographes d’origine italienne qui s’installent en France dans le dernier tiers du XVIIe siècle. Lancée sous les auspices de l’Académie des Sciences en 1747, elle résulte du travail opiniâtre d’une succession de savants et d’ingénieurs qui, pendant un siècle et demi, vont s’employer à mettre au point de nouvelles méthodes de relevés tel que le demande un pays aussi vaste que la France. "



Pour en savoir davantage :
http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php?select_resultat=41361&textfield=Xermam%E9nil+%2854+595%29&carte.x=39&carte.y=9



publié dans : Histoire
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Dimanche 12 novembre 2006
Pour voir la carte de Xermaménil

http://www.chr-lorraine.fr/naudin/pop-zoneA1_01.php?frm_ref_commune=2319&frm_ref_zone=179


Les cartes des Naudin

Pendant plus de dix années, de 1728 à 1739, une équipe d’ingénieurs géographes appartenant à l’atelier versaillais des Naudin, parcourut la Lorraine, c’est-à-dire non seulement les Trois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun), qui relevaient pleinement du Royaume de France depuis les traités de Munster (1648), mais également les duchés de Lorraine et de Bar et les territoires voisins du Palatinat, des Deux-Ponts, du Luxembourg…

Quinze de ces cartes monumentales qui représentent chacune, à l’échelle restituée de 1/28 800, de 3500 à 5000 kilomètres carrés d’une vaste région s’étendant de la Hesbaye et du Brabant, alors autrichien, jusqu’au Bassigny et aux contreforts des Vosges, constituent la première image de l’ensemble des territoires qui forment aujourd’hui la Région Lorraine.

Nous avons là une topographie détaillée des campagnes lorraines, le plan de tous les bourgs et villages, avec l’église et le château, les prairies, les bois, les marais, l’étendue des vignobles sur les coteaux exposés, les routes et les chemins avec leurs ponts de pierre ou de bois, avec les justices, les croix de carrefours… Une information strictement militaire mentionne l’emplacement des fortifications, inondations, redoutes, tranchées et autres circonvallations opposées à l’intrusion des ennemis sur les frontières de la Meuse, du Luxembourg et de la Sarre.

L’information rassemblée est précieuse pour les historiens et les archéologues qui disposent avec ces documents, en dépit de graves défauts en matière d’exactitude géométrique, d’une image très précise des paysages et de la géographie lorraine près d’un siècle avant les premiers cadastres napoléoniens ou la carte de l’Etat-major.


extrait du " Comité d'Histoire Régionale de Lorraine "
http://www.chr-lorraine.fr/naudin/index.php


 


publié dans : Histoire
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Samedi 4 novembre 2006

extrait de " Historique du 222ème régiment d'infanterie " sur :
http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique222.htm#_BATAILLES_DE_GERBEVILLIER


BATAILLES DE GERBEVILLIER ET DE LUNEVILLE 
du 20 août 1914 au 13 septembre 1914

Le 20 août, le 222ème régiment d’infanterie est embarqué par voie ferrée pour se rendre en Lorraine, où il doit participer aux opérations de la IIème Armée (Général de CASTELNAU).

Le 1er échelon composé de l’Etat-Major, C.H.R. et du V° Bataillon débarque le 21 à EINVAUX ; le Vème Bataillon débarque à la même date à BAYON.

Dès son arrivée, le régiment reçoit la mission d’organiser la défense du Village d’HAUSSONVILLE et de la Ferme de LEUMONT ; à cet effet, le 22 et le 23, il creuse des tranchées en avant de ces deux points ; le 24 au matin, le régiment prend contact avec l’ennemi qui continue son avance par la Trouée de Charmes ; une forte patrouille essaye, mais en vain, d’aborder nos tranchées à la ferme de LEUMONT.

A partir du 25, le régiment participe à la contre-attaque du XVIème Corps (Général TAVERNA) qui doit rejeter l’ennemi au-delà de la MORTAGNE.

 Ce même jour, de durs combats ont eu lieu pour la possession des village d’EINVAUX et de MEHONCOURT ; le régiment est en réserve derrière le 223ème régiment d’infanterie et le 36ème régiment Colonial ; à 18 heures le terrain étant libre, le régiment continue sa marche en avant et arrive le soir dans le bois de CHAIBLIEU où il bivouaque.

Le lendemain le régiment reprend sa marche en avant dans la direction de LAMATH, malgré la résistance et un violent bombardement de la part de l’ennemi, il réussit à progresser d’environ 800 mètres dans cette direction ; le soir, le 222ème régiment d’infanterie se déplace vers sa droite pour atteindre successivement le bois de BROTH et le village de REMENOVILLE.

Le 28, le régiment relève le 299ème régiment d’infanterie qui a réussi à franchir la MORTAGNE dans le courant de la journée après une lutte acharnée.

Le 30 au matin, en liaison avec les autres unités de la Division, le 222ème régiment d’infanterie attaque la formidable position constituée par le bois de la PAXE ; avec un élan admirable, le régiment enlève les tranchées avances du bois, mais il ne peut pénétrer dans celui-ci ; il est arrêté par de nombreuses mitrailleuses qui placées à la lisière du bois causent de grands vides dans ses rangs ; le régiment est obligé de revenir à son point de départ. Durant toute la journée, le combat a continué, diverses unités du régiment sont reparties à l’assaut avec d’autres régiment venus dans le Secteur. Cette journée a montré que le soldat français avait conservé les qualités guerrières de ses ancêtres ; jamais au courant de cette guerre, l’esprit d’abnégation et de sacrifice n’a atteint un si haut degré.

Relevé le soir même, le régiment vient se constituer aux environs de REMENOVILLE, il occupe les positions des bois GUILBOIS et Consul.

Le 4 septembre, le régiment quitte ses positions pour organiser une ligne de défenses entre le Charmois et la ferme Saint-Antoine.

A partir du 8, le régiment participe d’une façon active aux opérations qui ont abouti à la libération de LUNEVILLE, il a livré de durs combats à LAMATH, à XERMAMENIL, dans les bois de ST MANSUY ; enfin le 13, à 8 heures, le régiment faisait son entrée à LUNEVILLE, où il est l’objet de vibrantes acclamations de la part de la population.

 

La fin glorieuse de cette série de durs combats fut la juste récompense de l’effort fourni par tous les éléments de la Division pendant vingt jours consécutifs.

 

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Vendredi 5 mai 2006


  Sur le blason de Xermaménil figurent quatre croix pommetées encadrant un fer de moulin d'argent. Si les croix rappellent l'appartenance lointaine de la commune au marquisat de Gerbéviller, le fer de moulin évoque pour sa part l'étymologie du nom de la commune :

" le moulin (ménil) de germain (xerma, issu de germa) ".
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Mercredi 3 mai 2006
Parmi ses 334 habitants de l'époque, on comptait notamment :

 - onze agriculteurs          - un meunier
 - un boulanger                 - deux vanniers
 - un buraliste                  - un tonnelier
 - trois cafetiers              - un vitrier
 - deux coiffeurs             - un menuisier
 - deux cordonniers          - un mercier

 - trois couturières           - deux forgerons
 - un épicier                     - une sage-femme
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Mardi 2 mai 2006
   Le bâtiment date du XVIIIème siècle.

  On y broyait à l'époque la matière première pour les faïences, ainsi que des écorces pour des teintures et autres usages. Il y avait également un moulin à farine et la roue à aubes fut remplacée vers 1890 par une turbine "Francis".



  Le moulin avait une capacité d'écrasement de 125 quintaux journaliers. La turbine de 1890 a été remplacée en 1980 par une autre turbine, plus moderne mais de même type, qui produit de l'électricité pour EDF.

  En 1996, la commune a fait l'acquisition du "camion" du moulin retrouvé dans un hangar. Ce chariot qui servait au transport des sacs de farine n’a pas servi depuis 1914.    
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Lundi 1 mai 2006
Quelques lignes d'histoire du village trouvées dans l'ouvrage de E. Delorme, paru en 1927, " Lunéville et son arrondissement ", pages 422-423 du tome 2 :

  " Bâti près de la Mortagne, Xermaménil est abrité, au Nord, par une côte escarpée.

  Si ses maisons agricoles importantes, qui bordent les deux côtés de la route de Lunéville à Gerbéviller, donnent déjà une idée de la prospérité de ce gros village, celle-ci s'accuse lorsqu'on parcourt le groupe de maisons qui se prolonge vers la rivière.







  Xermaménil a compté 450 habitants en 1836 ; la Statistique de 1913 lui en attribuait 327. Il lui en reste 300.

  Des 1 085 hectares de son territoire, 633 sont des terres arables, 162 des prés, 236 des bois.

   Ses agriculteurs sont propriétaires.

 Une très curieuse trouvaille a signalé cette localité à l'attention des archéologues au cours du dernier siècle : en 1848, à la limite de son territoire, vers Gerbéviller, on a découvert un véritable Trésor archéologique, qui, malheureusement, a été dispersé et est devenu la propriété d'amateurs et celle du Musée d'Épinal. Ce Trésor comprenait quarante pièces formant quatre séries d'objets : bracelets creux ovales ou ouverts, fort rares dans notre région, torques (colliers rigides), faucille, herminette, fers de lances et de javelots, etc. (Barthelémy).

  Ce sont là souvenirs de notre Période Préhistorique.

 Les documents d'Archives, qu'a réunis Lepage, sont peu nombreux pour Xermaménil. Ils le mentionnent au XIIème siècle ; ils donnent la liste de ses nombreux Seigneurs, liste que clôt le Marquis de Gerbéviller, mais ils parlent peu du village.

 D'anciennes maisons, qui portent les caractéristiques des constructions du XVIIIème siècle, incitent à penser que Xermaménil a souffert des guerres du XVIIème. Les autres habitations sont, en général, importantes ; il est des fermes superbes. Un Moulin, sur la route de Bayon, est une construction du XVIIIème siècle.

  Je n'ai rien à dire de sa Mairie et de son École.
  Son Église, de date relativement récente, est un grand et bel édifice ogival, qui ne serait pas déplacé dans un quartier de grande ville. Sa voûte est soutenue par deux rangées de chapiteaux sommairement ornés ; l'abside est ample. Sous la table du maître-autel se détachent des personnages. La chaire est un beau morceau de menuiserie, et les bancs sont anciens.


  Un Pont de pierre de cinq arches, dont l'entablement est anguleux, comme celui de Moyen que j'ai figuré, est jeté sur la Mortagne, entre Xermaménil et le village de Lamath qui est distant d'une centaine de mètres seulement.

  J'ai dit qu'une gare de la ligne ferrée Lunéville-Bruyères dessert les deux villages.

  Xermaménil a perdu neuf des Siens, pendant la Grande Guerre. Une Plaque Commémorative, fixée contre l'un des murs de l'Église, en consacre le souvenir.


  Ce village a deux Châteaux, qui n'ont rien de remarquable : Le Magasin et le Château Froment. "
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