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Pendant plus de dix années, de 1728 à 1739, une équipe d’ingénieurs géographes appartenant à l’atelier versaillais des Naudin, parcourut la Lorraine, c’est-à-dire non seulement les Trois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun), qui relevaient pleinement du Royaume de France depuis les traités de Munster (1648), mais également les duchés de Lorraine et de Bar et les territoires voisins du Palatinat, des Deux-Ponts, du Luxembourg…
Quinze de ces cartes monumentales qui représentent chacune, à l’échelle restituée de 1/28 800, de 3500 à 5000 kilomètres carrés d’une vaste région s’étendant de la Hesbaye et du Brabant, alors autrichien, jusqu’au Bassigny et aux contreforts des Vosges, constituent la première image de l’ensemble des territoires qui forment aujourd’hui la Région Lorraine.
Nous avons là une topographie détaillée des campagnes lorraines, le plan de tous les bourgs et villages, avec l’église et le château, les prairies, les bois, les marais, l’étendue des vignobles sur les coteaux exposés, les routes et les chemins avec leurs ponts de pierre ou de bois, avec les justices, les croix de carrefours… Une information strictement militaire mentionne l’emplacement des fortifications, inondations, redoutes, tranchées et autres circonvallations opposées à l’intrusion des ennemis sur les frontières de la Meuse, du Luxembourg et de la Sarre.
L’information rassemblée est précieuse pour les historiens et les archéologues qui disposent avec ces documents, en dépit de graves défauts en matière d’exactitude géométrique, d’une image très précise des paysages et de la géographie lorraine près d’un siècle avant les premiers cadastres napoléoniens ou la carte de l’Etat-major.
extrait du " Comité d'Histoire Régionale de Lorraine "
http://www.chr-lorraine.fr/naudin/index.php
Le 20 août, le 222ème régiment d’infanterie est embarqué par voie ferrée pour se rendre en Lorraine, où il doit participer aux opérations de la IIème Armée (Général de CASTELNAU).
Le 1er échelon composé de l’Etat-Major, C.H.R. et du V° Bataillon débarque le 21 à EINVAUX ; le Vème Bataillon débarque à la même date à BAYON.
Dès son arrivée, le régiment reçoit la mission d’organiser la défense du Village d’HAUSSONVILLE et de la Ferme de LEUMONT ;
à cet effet, le 22 et le 23, il creuse des tranchées en avant de ces deux points ; le 24 au matin, le régiment prend contact avec l’ennemi qui continue son avance par la Trouée de Charmes ; une forte patrouille essaye, mais en vain, d’aborder nos tranchées à la ferme de LEUMONT.
A partir du 25, le régiment participe à la contre-attaque du XVIème Corps (Général TAVERNA) qui doit rejeter l’ennemi au-delà de la MORTAGNE.
Ce même jour, de durs combats ont eu lieu pour la possession des village d’EINVAUX et de MEHONCOURT ; le régiment est en réserve derrière le 223ème régiment d’infanterie et le 36ème régiment Colonial ; à 18 heures le terrain étant libre, le régiment continue sa marche en avant et arrive le soir dans le bois de CHAIBLIEU où il bivouaque.
Le lendemain le régiment reprend sa marche en avant dans la direction de LAMATH, malgré la résistance et un violent bombardement de la part de l’ennemi, il réussit à progresser d’environ 800 mètres dans cette direction ; le soir, le 222ème régiment d’infanterie se déplace vers sa droite pour atteindre successivement le bois de BROTH et le village de REMENOVILLE.
Le 28, le régiment relève le 299ème régiment d’infanterie qui a réussi à franchir la MORTAGNE dans le courant de la journée après une lutte acharnée.
Le 30 au matin, en liaison avec les autres unités de la Division, le 222ème régiment d’infanterie attaque la formidable position constituée par le bois de la PAXE ; avec un élan admirable, le régiment enlève les tranchées avances du bois, mais il ne peut pénétrer dans celui-ci ; il est arrêté par de nombreuses mitrailleuses qui placées à la lisière du bois causent de grands vides dans ses rangs ; le régiment est obligé de revenir à son point de départ. Durant toute la journée, le combat a continué, diverses unités du régiment sont reparties à l’assaut avec d’autres régiment venus dans le Secteur. Cette journée a montré que le soldat français avait conservé les qualités guerrières de ses ancêtres ; jamais au courant de cette guerre, l’esprit d’abnégation et de sacrifice n’a atteint un si haut degré.
Relevé le soir même, le régiment vient se constituer aux environs de REMENOVILLE, il occupe les positions des bois GUILBOIS et Consul.
Le 4 septembre, le régiment quitte ses positions pour organiser une ligne de défenses entre le Charmois et la ferme Saint-Antoine.
A partir du 8, le régiment participe d’une façon active aux opérations qui ont abouti à la libération de LUNEVILLE, il a livré de durs combats à LAMATH, à XERMAMENIL, dans les bois de ST MANSUY ; enfin le 13, à 8 heures, le régiment faisait son entrée à LUNEVILLE, où il est l’objet de vibrantes acclamations de la part de la population.
La fin glorieuse de cette série de durs combats fut la juste récompense de l’effort fourni par tous les éléments de la Division pendant vingt jours consécutifs.





Le moulin avait une capacité d'écrasement de 125 quintaux journaliers. La turbine de 1890 a été remplacée en 1980 par une autre turbine, plus moderne mais de même type, qui produit de l'électricité pour EDF.

